..............................................................................................................L' azione diretta è figlia della ragione e della ribellione

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lunedì 12 gennaio 2015

La città è del cittadino

Nelle città la maggior parte delle persone non riesce a vivere come vuole; l’ambiente urbano, così com’è, non permette che nascano e si sviluppino le loro personalità; è inadatto a soddisfarne i bisogni, organizzato com’è a vantaggio di qualcos’altro. L’attività di ognuno, che sia lavoro, uso del tempo libero, dormire, cucinare, studiare, eccetera, è di norma organizzata in spazi che solo in minima parte possono essere creati, modificati e gestiti da chi li abita. Gli ambienti sono concepiti in modo tale che l’abitare sia funzionale non alla vita di ciascuno, ma agli interessi di persone estranee ad essa. Così la scuola è costruita primariamente per educare alla disciplina, la fabbrica o l’ufficio per creare profitto, i condomini per spezzare la socialità, il cubo in cui viviamo per ammansirci; difficilmente possono essere modificati. Se si vuole cambiare qualche cosa nella propria casa si deve chiede il permesso a qualche autorità. Regolamenti edilizi e burocrazie di ogni genere hanno criminalizzato ogni intervento creativo all’esterno, ma anche all’interno delle abitazioni.
Nell’intimo delle mura domestiche la possibilità di gestire lo spazio si limita a poche cose, per lo più intese a isolare all’interno delle quattro mura le persone che ci abitano.
L’unico ambito in cui si ha il permesso di organizzare la propria casa è confinato alla disposizione dei mobili, alla tinteggiatura delle pareti: tutto il resto è precluso, dove si abita e come si abita sono sotto stretto controllo.
Per cambiare tutto ciò, l’individuo deve evolversi, liberarsi dalla delega, diventare cittadino a tutti gli effetti fino a trovare il proprio posto e mettere le radici. Questo cambiamento spetta a coloro che nel territorio vivono, non a coloro che ci investono, e l’unico ambito in cui ciò è possibile è quello offerto dall’autogestione territoriale generalizzata, cioè la gestione del territorio da parte dei suoi abitanti attraverso assemblee comunitarie. La città deve generare un’aria che renda liberi gli abitanti che la respirano.

domenica 11 gennaio 2015

Era da tempo che Charlie Hebdo non faceva più ridere, oggi fa piangere

“Se non state attenti,
i massmedia vi faranno odiare
le persone oppresse
e amare quelle che opprimono”.


Malcom X


Ça faisait longtemps que Charlie Hebdo ne faisait plus rire, aujourd’hui il fait pleurer.

Il est minuit moins le quart dans le siècle. Nous sommes à un point de bascule historique sur l’islamophobie et le déchaînement du racisme en France et plus largement en Europe. La lecture simplifiée à l’extrême par les médias  de cette journée du 7 janviers 2015 va se résumer et s’imprimer dans de nombreux cerveaux « par l’attaque meurtrière contre un journal « de Gauche » par des Musulmans. Cela va déstabiliser et retourner des positionnements politiques. La Peur, la colère, la tétanie, l’incompréhension, la panique morale vont chez certains laisser largement place à la Haine.
Au-delà des paramètres d’opportunité militaire qui ont pu justifier le choix de ce journal par ce commando cette attaque correspond à une logique et à une vision politique des tak-taks : précipiter l’affrontement et la radicalisation de fractions importantes de la population. Charlie Hebdo bénéficie d’un capital symbolique encore important à gauche : il est encore considéré comme antiraciste et incarnant la liberté d’expression par de nombreuse personnes. Ce n’est pas Minute ou le Figaro qui ont été visés.
Les tak-tak savent que si la digue antiraciste de gauche saute, alors c’est toute l’Europe qui bascule dans le déchaînement d’une violence raciste symbolique et physique dont les musulmans sont les premières proies. Dans ce scenario les guerriers tak-taks qui se fantasment en défenseurs de l’Islam espèrent que les populations musulmanes alors violemment opprimées viendront trouver protection derrière eux.  Un peu comme les sionistes toujours prêts a instrumentaliser les vagues d’antisémitisme pour justifier l’existence de l’état d’Israël en refuge des populations juives opprimées, les tak-taks ont besoin de l’oppression de l’Islam pour conquérir les cœurs des croyants.
Ne soyons pas hypocrites, Charlie Hebdo n’est pas un ami politique. Depuis des années, il a basculé dans le camp de la pensée dominante et participe au développement d’une islamophobie de gauche. Pourtant personne ne peut ni ne doit se réjouir de l’exécution de ses journalistes. Rien ne peut justifier cet acte dans le contexte actuel de la France. Mais cette attaque ne doit pas faire taire non plus les critiques à l’encontre de Charlie Hebdo et de la presse en général sur sa ligne rédactionnelle et humoristique islamophobe.
Aujourd’hui, porter la guerre dans la salle de presse de Charlie hebdo c’est comme poser une bombe à la gare de Bologne. C’est un acte de terreur pour désorienter.
Sur cet acte, complotisme et islamophobie vont prospérer. L’attaque contre Charlie Hebdo permet la prise en otage de millions de personnes de confession musulmane en France et en Europe.
Les seuls gagnants de cette attaque sont les réactionnaires de tous bords, islamophobes en tête. En face, les tak-taks qui veulent le repli sur elle d’une communauté musulmane hétérogène se frottent les mains. Cette attaque, c’est un verrou qui est mis en place pour nous bloquer entre le marteau des takfirs et l’enclume du néo-libéralisme.
Les multiples sensibilités présentes dans les quartiers vont faire face à la sommation de choisir l’embrigadement à la Cause nationale ou la marginalisation et la criminalisation.
Les conditions permettant l’arrivée d’une telle catastrophe étaient réunies, nous le craignions.
Le PS a liquidé durant des années toute opposition à gauche, et surtout celle qui tentait de se construire dans les quartiers populaires. Cela a contribué à laisser le terrain libre à ce qui peut se faire de pire en matière de nihilisme. Parce qu’au delà de la ligne réactionnaire, ce qui marque ce genre d’action c’est l’impasse politique économique et sociale dans laquelle l’Europe se retrouve à chaque crise économique. Le nihilisme d’une partie des nôtres prospère sur la misère que sèment les gouvernements capitalistes en Europe.
Ce qui s’est passé ce 7 janvier, c’est la possibilité offerte par les tak-taks à ceux qui nous oppriment de couper des liens de solidarité et de détruire une communauté de destin entre croyants et non croyants. C’est la possibilité de condamner à l’avance n’importe qui en fonction de sa croyance ou de son faciès.
Les analyses biaisées servant de propagande aux pires réactionnaires, les appels à l’ordre républicain, à l’unité nationale, à la laïcité, à la liberté d’expression, à la démocratie parlementaire comme rempart face à la barbarie de l’ennemi intérieur nous tombent dessus comme une déferlante. Dans ce contexte la ritournelle sur «l’angélisme» dont la «gauche coupable» a fait preuve envers l’immigration et les Musulman.e.s risque de faire basculer bien des personnes raisonnables dans le camp de la haine de l’autre.
La population vivant en France se retrouve coincée dans ce contexte de crise économique entre l’enclume néolibérale qui ne donne pas de solution autre qu’individuelle et le marteau réactionnaire qui met les origines culturelles ou biologiques des classes populaires en compétition. La seule chose à faire est de tenir la ligne qui permette de nous sortir de ce piège : se battre collectivement pour la justice économique et sociale. Pris entre le marteau et l’enclume nous devons stopper le forgeron. Dans cette période sombre nous devons nous inspirer de ce qui se passe ailleurs dans le monde comme au Kurdistan coincé entre l’impérialisme occidental et les réactionnaires de Daesh. Ici comme ailleurs, nous avons la possibilité de créer les conditions de notre libération.
È mezzanotte meno un quarto nel secolo. Siamo ad un punto di ribaltamento storico nell'islamofobia e nello scatenarsi del razzismo in Francia e più largamente in Europa. La lettura semplificata all'estremo dai media di questa giornata del 7 gennaio 2015 andrà a riassumersi e imprimersi in numerose menti come “l'attacco assassino contro un giornale "di sinistra" da parte di Musulmani”. Questo destabilizzerà e rovescerà dei posizionanti politici. La Paura, la collera, lo sbigottimento, l'incomprensione, il panico morale lasceranno in alcuni ampiamente spazio all'Odio.
Al di là dei parametri di opportunità militare che hanno potuto giustificare la scelta di questo giornale dal commando, l’attacco corrisponde a una logica e a una visione politica dei Tak-taks: precipitare lo scontro e la radicalizzazione di frazioni importanti della popolazione. [Nota: Un takfiri è un musulmano che accusa un altro musulmano di apostasìa. (Apostaìa: Ripudio, rinnegamento della propria religione per seguirne un’altra). Il Takfirismo considera miscredente tutta la società mussulmana e definisce eretici tutti i mussulmani che non condividono il suo punto di vista. L’assassinio di questi ultimi, per tale ragione, viene considerato lecito.] Charlie Hebdo gode ancora di un capitale simbolico importante a sinistra: è ancora considerato da numerose persone come antirazzista e incarnante la libertà d'espressione. Non sono Minute o le Figaro che sono stati presi di mira. I tak-tak sanno che se la diga antirazzista di sinistra salta, allora è tutta l'Europa che si riversa nello scatenarsi d'una violenza razzista simbolica e fisica di cui i musulmani sono le prime vittime. In questo scenario, i guerrieri tak-tak che s'immaginano in difensori dell'Islam sperano che le popolazioni musulmane, allora violentemente oppresse, verranno a trovare protezione dietro di loro. Un po’ come i sionisti sempre pronti a strumentalizzare le ondate di antisemitismo per giustificare l'esistenza dello stato d'Israele come rifugio delle popolazioni ebraiche oppresse, i tak-tak hanno bisogno che l'Islam sia oppresso per conquistare i cuori dei credenti.
Evitiamo d'essere ipocriti, Charlie Hebdo non è un amico politico. Da anni, è finito nel campo del pensiero dominante e partecipa allo sviluppo di un'islamofobia di sinistra. Ma nessuno può nè deve rallegrarsi dell'esecuzione dei suoi giornalisti. Niente può giustificare quest’atto nel contesto attuale della Francia. Quest’attacco però non deve neanche far tacere le critiche su Charlie Hebdo e sulla stampa in generale circa la sua linea redazionale umoristica islamofoba.
Oggi portare la guerra nella sala stampa di Charlie Hebdo è come mettere una bomba alla stazione di Bologna. È un atto di terrore per disorientare. Su quest’atto, complottismo e islamofobia prospereranno. L'attacco contro Charlie Hebdo permette di prendere in ostaggio milioni di persone di confessione musulmana in Francia e in Europa.

I soli vincitori in quest’attacco sono i reazionari di ogni sponda, islamofobi in testa. Davanti a loro i tak-tak, che vogliono che una comunità musulmana eterogenea si chiuda su sé stessa, si fregano le mani. Quest’attacco, è un lucchetto messo lì per bloccarci tra il martello dei takfir e l'incudine del neo-liberalismo.

Le molteplici sensibilità presenti nei quartieri affronteranno l'ingiunzione tra lo scegliere l'arruolamento alla Causa nazionale o la marginalizzazione e criminalizzazione.
Temiamo che le condizioni che hanno permesso l'arrivo di una tale catastrofe fossero riunite. Il Partito Socialista ha liquidato per anni ogni opposizione di sinistra, soprattutto quelle che cercavano di costruirsi nei quartieri popolari. Questo ha contribuito a lasciare terreno libero a ciò che di peggio si può fare in materia di nichilismo. Perché al di là della linea reazionaria, ciò che caratterizza questo genere d'azioni è l'impasse economica e sociale nella quale si ritrova l'Europa ad ogni crisi economica. Il nichilismo di una parte dei nostri prospera nella miseria che seminano i governi capitalisti in Europa.
Ciò che è successo questo 7 gennaio è la possibilità offerta dai tak-tak a coloro che ci opprimono di recidere ogni legame di solidarietà e di distruggere una comunità di destino tra credenti e non credenti. È la possibilità di condannare in anticipo chiunque in funzione del suo credo o del suo aspetto.
Le analisi faziose che servono da propaganda ai peggiori reazionari, gli appelli all'ordine repubblicano, all'unità nazionale, alla laicità, alla libertà d'espressione, alla democrazia parlamentare come bastione davanti alla barbarie del nemico interno ci cascano addosso come un'onda frangente. In questo contesto il ritornello sul “buonismo” di cui “la sinistra colpevole” ha dato prova nei confronti dell'immigrazione e i musulmani rischia di far entrare molte persone ragionevoli nel campo dell'odio verso l’altro.
La popolazione che vive in Francia si trova incastrata, in questo contesto di crisi economica, tra l'incudine neo-liberale che non dà altra soluzione che quella individuale e il martello reazionario che pone le origini culturali o biologiche delle classi popolari in competizione tra loro. Presi tra l'incudine e il martello dobbiamo fermare il fabbro. In questo periodo scuro dobbiamo ispirarci con ciò che succede altrove nel mondo come in Kurdistan, bloccato tra l'imperialismo occidentale e i reazionari di Daesh. Qui come lì, abbiamo la possibilità di creare le condizioni della nostra liberazione.

Traduzione da http://quartierslibres.wordpress.com/ a cura della redazione d’infoaut

venerdì 2 gennaio 2015

La perfezione dello Stato

Lo Stato è un sistema perfetto nella sua struttura e nei suoi meccanismi, si è perfezionato nel corso dei secoli e i vizi che potevano esserci ai suoi albori oggi sono tutti eliminati. Una macchina atrocemente perfetta che ha un solo scopo: generare se stesso. Per raggiungere questo scopo lo Stato deve anzitutto esistere, ma per esistere serve una struttura gerarchica, senza quest'ultima lo Stato non avrebbe ragione e motivo di esistere. Ma che cos'è la gerarchia? È una scomposizione della società in ceti, classificati e posti in una scala di valori secondo un ordine prestabilito e regolato su base prevalentemente economica: al vertice della piramide c'è l'istituzione sovrana (nel nostro caso il parlamento e i suoi apparati di comando), mentre nell'ultima fascia in basso c'è il popolo. Non è cambiato niente dai tempi degli antichi egizi o dei babilonesi. Il popolo deve generare ricchezza per poter mantenere in vita lo Stato, ma le ricchezze non sono mai equamente distribuite. Questo è logico, se le ricchezze fossero equamente distribuite non ci sarebbe gerarchia, quindi neppure lo Stato. Perciò lo Stato ha tutto l'interesse di mantenere le sperequazioni e le ingiustizie. Come dire: tolte le ingiustizie, addio Stato. Viceversa: tolto lo Stato, benvenuta uguaglianza e vera giustizia.
Cosa vuol dire oltrepassare la linea della perfezione? Vuol dire che lo Stato distrugge i suoi equilibri e eccede nella sua prerogativa principale che è quella di inghiottire ricchezze e cacare leggi. E come fa lo Stato a ingozzarsi a tal punto da superare se stesso? Dalla richiesta di pecunia e di sacrifici fatta al popolo, lo Stato è passato a depauperare persino le milizie, cioè una parte fondamentale di se stesso, quella parte che gli serve per difendersi dagli eventuali attacchi del popolo, dalle rivoluzioni, dalle proteste. È autocannibalismo.
Le proteste della sbirraglia contro il governo sono gli effetti di una bulimia statale che va oltre ogni immaginazione. Quando mai s'è vista una polizia che protesta contro il governo? Questo può succedere (ed è successo) solo quando le persone che indossano una divisa gallonata si accorgono che il popolo ha
ragione, e ad esso si unisce per lottare e per ottenere lo smantellamento del sistema. Quando uno Stato colpisce persino la polizia, negandole ad esempio un salario decente, allora quello Stato deve stare molto attento, quello Stato è gestito da persone malate. Ed ecco il punto. A noi sembra del tutto normale che questo Stato sia giunto a far protestare persino la polizia, i carabinieri, i vigili del fuoco... Ed è normale perché chi detiene oggi il potere possiede un ego talmente sproporzionato da volerlo espandere a dismisura, fino a mordere il proprio braccio armato. Siamo di fronte ad una smania di potere inaudita, egocentrica, spasmodica e molto pericolosa (anche per lo stesso Stato).
Dirò adesso qualcosa che può sembrare sconvolgente: noi anarchici vogliamo bene allo Stato, soprattutto a questo Stato, quello italiano attuale. Non siamo ammattiti, ragioniamo per paradosso, è ovvio, il nostro è un “amore interessato”: più lo Stato è autoritario, più l'anarchia vive, è presente e vibrante (la coscienza anarchica degli italiani sta lievitando e non sapete quanto). Siamo contenti di questo Stato e del suo disastro in atto, perché questi ultimi governi sta portando allo scoperto tutta la schifezza, fa toccare con mano le ignobili prerogative dello Stato, della gerarchia che compie violenza sulle fasce più deboli. È uno Stato che si autodenuncia come mai è accaduto prima, questo è meraviglioso! Siamo passati da un governo ad un altro, da Berlusconi a Renzi (attraverso Monti), è cambiato il colore ma la sostanza è la stessa. Con altre persone al comando, le atrocità berlusconiane sono continuate, anche se abilmente nascoste, indorandole con le solite menzogne (democrazia, libertà, costituzione, diritti...). Osserviamo bene allora tutto, guardiamo bene in faccia la democrazia, questa bella parola che non ha mai avuto senso se non quello di mistificare retoricamente le fauci fameliche dello Stato. Osserviamo la costituzione, questa collezione di articoli scritti dallo stesso ordine costituito e che qualsiasi persona al potere può aggirare, questa carta che permette ai folli e ai fascisti di governare e che è zeppa di limiti, di subordinazioni ad altre leggi, di rimandi alle più varie restrizioni, codici e codicilli. Osserviamo bene la legge, guardiamola davvero, mai come adesso appare chiaro che la legge non è mai stata uguale per tutti. Provate a fare causa a Renzi, se vi riesce, ma anche solo al vostro sindaco. Non possiamo cadere ancora in questi tranelli, li vediamo tutti molto bene grazie ai nostri governanti e alla loro arroganza, alla loro inesperienza e alla loro smania di potere, talmente esagerata che non si cura neppure di tenere nascosti i canini dello Stato, come hanno fatto sempre i loro predecessori.
Perciò avanti così, avanti tutta verso lo sfacelo totale, che lo Stato divori tutto: polizia, burocrati, tecnocrati, economi, giudici, costituzioni, clero, banche... E a quel punto, quando avremo più di un motivo vitale per ribellarci, quando non ci interesserà davvero più la tv, né il telefonino nuovo, saremo allora pronti per la nostra rivoluzione (l'importante è non ricostituire lo Stato, poi, l'errore di sempre).

sabato 27 dicembre 2014

Giovanni Pascoli, poeta anarchico

La scossa vitale e culturale dell'anarchia che vibrò sull'intero corpo violato dell'Europa tra Ottocento e Novecento, non lasciò gli intellettuali alieni dall'impegno politico. L'anarchia è stata la corrente culturale che massimamente ha spinto poeti, scrittori, artisti, filosofi, verso la maturazione di forme espressive inneggianti alla libertà dei popoli costretti nel giogo autoritario del potere borghese, dello Stato e della Chiesa. Anche oggi -e non lo direste mai- dall'anarchia si attinge a piene mani per cercare di spingere in avanti il pensiero sul progresso umano.
Anche Giovanni Pascoli (1855-1912) è stato un anarchico. E benché i pochi testi che ne danno notizia si affrettino a dire che lo fu solo per il breve periodo giovanile, la realtà è ben diversa. Pascoli fu anarchico durante tutta la sua vita, solo in modalità espressive diverse, ora più accese ora più sobrie, ma tutte strettamente collegate all'unico ideale di libertà e di giustizia. Ne sono testimoni le sue scelte di vita, la sua filosofia, la sua poetica.
Non è certamente un caso che i testi liceali censurino l'anarchismo del Pascoli, così come quello di numerosissimi altri scrittori e artisti. Lo Stato non ammette pensieri di vera libertà e di emancipazione del popolo. E là dove quei testi non possono fare a meno di indicare l'appartenenza ideologica anarchica degli autori trattati, gli storici prezzolati si concedono la variante più rassicurante dell'anarchia, cioè “il socialismo”, senza neppure specificarne il tipo, consapevoli del fatto che quel che si conosce oggi del socialismo è la sua forma parlamentare, statalizzata, autoritaria, mentre invece l'anarchia è sostanzialmente un socialismo popolare, libertario, rivoluzionario, eminentemente antistatale. L'intellettuale anarchico inglese John Ruskin (1819-1900) viene definito dallo storico dell'arte Giulio Carlo Argan “socialista, il maggior critico europeo del secolo”, Argan non si pone il problema di specificare, probabilmente perché non gli è stato permesso, nonostante la sua autorevolezza in campo artistico, letterario e storico.
Giovanni Pascoli, nella sua giovinezza, fu un anarchico fisicamente attivo, partecipò in prima persona ad azioni di solidarietà per il popolo e contro l'autorità, prese parte alle proteste contro la condanna a morte di Giovanni Passannante (commutata in ergastolo), e a causa di ciò venne imprigionato, aveva 24 anni. Per la sua scarcerazione Giosuè Carducci si impegnò con una testimonianza, e le porte del carcere si aprirono dopo tre mesi di detenzione.
Dopo l'esuberante periodo giovanile, in cui l'anarchismo venne vissuto in maniera diretta, Giovanni Pascoli si trasportò naturalmente verso una concezione più intima e sublimata dell'anarchia, più intellettuale, ma non meno efficace. E saranno due, d'ora in avanti, gli elementi che fungeranno da binario ideologico e culturale al Pascoli: la sua “poetica del fanciullo” e l'amore per la Natura. Ambedue gli elementi, per i valori che rappresentano, sono da sempre posti a fondamento dell'ideale anarchico.
La miservole condizione del popolo sfruttato era già da molti anni denunciata da quella schiera di intellettuali anarchici che additavano il positivismo e il falso mito di progresso (tecnologico, non umano) come due fattori alienanti per la società. Da ogni parte si levavano voci che inneggiavano a un ritorno alla Natura, alla purezza, a una condizione umana e libera ritrovata, quindi alla distruzione delle sovrastrutture e delle regole borghesi, di tutto un sistema volto soltanto a rendere il popolo un automa nelle mani dei governanti. Erano grida di liberazione, prima che di libertà. In arte si cercò di tornare al cosiddetto “grado zero”. Molti artisti guardarono al passato (Preraffaelliti, Primitivisti), Paul Gauguin partì verso terre ancora incontaminate ove trovare umanità, purezza, natura selvaggia e libertà (Tahiti), altri ancora sostennero l'arte naif di un semplice doganiere (Henri Rousseau), fino agli espressionisti che trassero ispirazione anche dal libero disegno dei bambini, svincolato da ogni regola accademica (regole che gli avanguardisti distruggeranno). Anche Pascoli aveva indicato nel fanciullo la via per la “salvazione“ umana, quella che conduceva alla libertà e alle uniche regole ammesse in anarchia, le proprie, che sono quelle dettate dalla Natura e che ogni bambino possiede incontaminate.
Il bambino ha la forza anarchica di una morale superiore, proprio perché non ancora contaminata da altre morali artificiali (Stato e Chiesa). Ogni cosa, nella Natura, vive secondo un'armonia, secondo equilibri che sono quell'unico ordine in cui ogni essere vivente è calato e grazie al quale può vivere in libertà.
Il fanciullino è anarchico come la natura dell'Uomo, il fanciullo ne è l'essenza, egli esplora il mondo con gioia vitale, e con la medesima gioia impara dal contesto, impara a relazionarsi con i suoi simili e con gli altri esseri viventi. In un contesto di uomini liberi, senza catene e padroni, non sottomessi alle gerarchie e alle leggi coercitive, gli individui che vi nasceranno saranno altrettanto liberi, pacifici e cooperativi, come sempre è stato prima che i popoli fossero rimasti sottomessi e confinati. Perciò Pascoli, come gli altri intellettuali, spronava in questa direzione, esortava a ripescare nel profondo di ognuno quel fanciullo. La poetica del fanciullo è un grido di liberazione, è un'indicazione, un'inclinazione, è un auspicio per un futuro migliore, anarchico, umano, naturale, puro, cooperativo, pacifico. Questo è l'ideale anarchico e non c'è propaganda denigratoria di Stato che tenga. Anche la decisione del Pascoli di lasciare la città per andare a vivere nella Natura segue il medesimo principio. La dimensione naturale, associata al pensiero primitivista, rappresenta il luogo fisico in cui gli uomini vivono in comunità e in cooperazione. Il rispetto della Natura, la tutela dell'ambiente e dell'ecosistema, sono temi massimamente anarchici. Un essere umano trova negli equilibri naturali incontaminati non soltanto le sue leggi e la sua libertà (e quella degli altri), ma anche la sua vera dimensione, il suo scopo, e la sua più alta dignità.

Inno all'anarchia di Giovanni Pascoli (1878)

Soffriamo! Nei giorni che il popolo langue
è insulto il sorriso, la gioia è viltà!
sol rida chi ha posto le mani nel sangue,
e il fato che accenna non teme o non sa:
Prometeo sull'alto del Caucaso aspetta,
aspetta un bel giorno che presto verrà
un giorno del quale sii l'alba, o vendetta!
Un giorno il cui sole sii tu, libertà!
Soffriam! Ché il delitto non regna in eterno!
Soffriam! Ché l'errore durare non può!
Già Satana giudica nel pallido inferno
il Dio dei tiranni che al buio il dannò!
Soffriam: le catene si spezzano alfine
allor che pugnali, né piaccia foggiar;
fra un mucchio fumante di sparse ruine
già Spartaco e' sorto tremendo a pugnar.
Soffriamo, o fratelli! La mano sul cuore
lo sguardo nuotante, nell'alba che appar!
Udite?! Le squille che suonano l'ore
a stormo tremendo desiano suonar!
Già mugghia il tremuoto laggiù nella reggia!
S'accampa nei templi superbo il pensier!
Un rosso vessillo nell'aria fiammeggia,
e in mezzo una scritta vi luccica in ner:
le dolci fanciulle che avete stuprato,
i bimbi che in darno vi chiesero il pan,
nel giorno dell'ira, nel giorno del fato,

i giudici vostri, borghesi, saran.

mercoledì 17 dicembre 2014

No Tav. Cade l’accusa di terrorismo, tre anni e mezzo per il sabotaggio

 Oggi nell’aula bunker del carcere delle Vallette è stata pronunciata la sentenza al processo ai quattro No Tav accusati di terrorismo, per un sabotaggio al cantiere di Chiomonte della notte del 14 maggio 2014.
L’accusa di terrorismo è caduta. I quattro, che in aula avevano rivendicato l’azione, sono stati assolti dall’accusa di attentato con finalità di terrorismo. Sono stati condannati a tre anni e mezzo di reclusione per detenzione di armi da guerra, danneggiamento e incendio, resistenza a pubblico ufficiale.
Sono state rigettate integralmente le richieste risarcitorie delle parti civili, il governo e il Sap, il sindacato di polizia di estrema destra, che lamentavano un danno all’immagine.
Il movimento No Tav nell’anno intercorso dall’arresto di Chiara, Claudio, Mattia e Nicolò ha in varie occasioni ribadito che il processo ai quattro No Tav è un processo al movimento nel suo insieme, che ha fatto propria la pratica del sabotaggio non violento.
Centinaia sono state le iniziative di informazione e lotta attuate dai No tav in Val di Susa, a Torino e in tutta la penisola.
I due PM al processo Andrea Padalino e Antonio Rinaudo hanno continuato a sostenere l’accusa di terrorismo, nonostante un pronunciamento in senso inverso della Cassazione: oggi sono stati clamorosamente smentiti.
Il cardine dell’accusa era l’articolo 270 sexies, che definisce la “finalità di terroriamo” indicata negli articoli 280 e 280 bis che i due PM torinesi avrebbero voluto applicare ai quattro No Tav e ad altri tre arrestati a luglio per lo stesso episodio ma accusati di terrorismo solo lo scorso 9 dicembre. A gennaio il tribunale del riesame avrà sul tavolo della sentenza di oggi.
Chiara, Claudio, Mattia e Nicolò sono in carcere da oltre un anno, rinchiusi in regime di alta sicurezza, spesso isolati, lontani dai propri compagni ed affetti, la corrispondenza sottoposta a censura.
In queste settimane numerose sono state le iniziative di solidarietà concreta con gli attivisti sotto accusa:dalle migliaia di No tav che hanno dato vita alla fiaccolata del 7 dicembre a Susa, sino ai blocchi stradali e ferroviari dell’8 dicembre, per giungere ai blocchi di treni a Roma, Vercelli, Trento. In tarda mattinata, dopo la sentenza, la A32 è stata brevemente bloccata da un gruppo di No Tav.
Il movimento No Tav si è dato appuntamento alle 17,30 nella piazza del mercato di Bussoleno, per una prima risposta alla sentenza.
La valle è blindata da questa mattina, numerosi sono i posti di blocco sulle statali e l’autostrada, il dispositivo di sicurezza intorno al cantiere è stato rafforzato. Al di là dell’umana soddisfazione per la caduta dell’accusa più grave, resta una condanna a tre anni e mezzo, per un gesto che, se la parola giustizia avesse un senso, dovrebbe essere elogiato.

martedì 16 dicembre 2014

17 dicembre. I No Tav con Chiara, Claudio, Mattia e Nicolò

Mercoledì 17 dicembre sarà emessa la sentenza nel processo che lo Stato ha intentato contro Chiara, Claudio, Mattia e Nicolò.
Sono in carcere da oltre un anno, rinchiusi in regime di alta sicurezza, spesso isolati, lontani dai propri compagni ed affetti, la corrispondenza sottoposta a censura.
Hanno provato a piegarli. Non ci sono riusciti, hanno provato a mettere in ginocchio un intero movimento. Hanno fallito ancora.
Facciamo un piccolo passo indietro.
Nella memoria della gente che si batte contro il Tav il dicembre del 2005 è una pietra miliare. Tra novembre e dicembre si consumò un’epopea di lotta entrata nei cuori di tanti. Un movimento popolare decise di resistere all’imposizione violenta di un’opera inutile e devastante e, nonostante avesse quasi tutti contro, riuscì ad assediare le truppe di occupazione, costruendo la Libera Repubblica di Venaus. Dopo lo sgombero violento il movimento per qualche giorno assunse un chiaro carattere insurrezionale: l’intera Val Susa si fece barricata contro l’invasore. L’otto dicembre era festa. La manifestazione, dopo una breve scaramuccia al bivio dove la polizia attendeva i manifestanti, si trasformò in una marcia che dopo aver salito la montagna, scese verso la zona occupata mentre lieve cadeva la neve. I sentieri in discesa erano fradici di acqua e fango ma nessuno si fermò. Le reti caddero e le truppe vennero richiamate.
Nel 2011 – dopo la dura parentesi dell’inverno delle trivelle – sono tornati, molto più agguerriti che nel 2005.
Lo Stato non può permettersi di perdere due volte nello stesso posto.
L’apparato repressivo fatto di gas, recinzioni da lager, manganelli e torture si è dispiegato in tutta la sua forza. La magistratura è entrata in campo a gamba tesa. Non si contano i processi che coinvolgono migliaia di attivisti No Tav.
Governo e magistratura non hanno fatto i conti con la resistenza dei No Tav. Non hanno fatto i conti con un movimento che si è stretto nella solidarietà a tutti, primi tra tutti quelli che rischiano di più, i quattro attivisti accusati di attentato con finalità di terrorismo per un sabotaggio in Clarea.
Per loro i PM Padalino e Rinaudo hanno chiesto nove anni e mezzo di reclusione.
Mercoledì 26 novembre un’assemblea popolare ha deciso un nuovo dicembre di lotta. Dopo la buona riuscita della manifestazione del 22 novembre a Torino, il movimento ha dato vita a due giorni di lotta popolare.
Il 7 dicembre migliaia di No Tav hanno partecipato alla fiaccolata che si è dipanata per le vie di Susa, assediando a lungo l’hotel Napoleon, che da anni ospita le truppe di occupazione. La via dell’albergo è stata trasformata in “Via gli sbirri” con nuove targhe apposte dai manifestanti.
Il giorno successivo, dopo le celebrazioni del giuramento partigiano della Garda dell’8 dicembre 1943, l’appuntamento era a Giaglione e Chiomonte per una giornata alle reti del cantiere.
In Clarea il passaggio era bloccato al ponte, ma questo non ha impedito a circa un centinaio di No Tav di raggiungere, guadando alto il torrente, l’area di proprietà del movimento, dove altri erano arrivati sin dalla prima mattina.
La Questura, non paga delle recinzioni e dei cancelli che serrano via dell’Avanà a Chiomonte, ha deciso di chiudere anche il ponte con jersey e truppe con idrante. Dopo la costruzione di un albero di natale no tav fatto dai bambini, a centinaia i No Tav sono risaliti in paese, bloccando a più riprese la statale e interrompendo per una mezz’ora anche il traffico ferroviario. A fine giornata, sul ponte, la polizia ha azionato l’idrante e sparato lacrimogeni. Dai boschi petardi e fuochi d’artificio hanno illuminato la sera.
Per una sintesi dell’ultimo anno di lotta ascolta l’intervista di radio Onda D’urto a Maria Matteo
Il 9 dicembre la Procura ha consegnato in carcere una nuova ordinanza di custodia cautelare a Francesco, Graziano e Lucio, i tre No Tav in carcere da luglio il sabotaggio del 14 maggio 2013, lo stesso per il quale domani sarà emessa la sentenza per gli altri quattro No Tav.
Su questa nuova iniziativa della Procura Anarres ha intervistato, uno dei loro avvocati, Eugenio Losco, del foro di Milano. Con lui abbiamo parlato anche dell’attesa per la sentenza di domani
Domani, dopo il tribunale, che probabilmente si pronuncerà nel primo pomeriggio, l’appuntamento è alle 17,30 in piazza del mercato a Bussoleno.
Se le notizie dal tribunale saranno buone sarà un giorno di festa. In caso contrario la risposta del movimento No Tav sarà forte e chiara.
Forte è stata l’indignazione per la sentenza che ha cancellato la dignità di migliaia di lavoratori e cittadini di Casale Monferrato, torturati a morte e uccisi dai padroni della Eternit. La giustizia dei tribunali, ancora una volta ha mostrato il suo volto di classe, assolvendo chi si è fatto ricco sulla vita dei più.

Qui nessuno è disposto a morire senza resistere, nessuno spera nella giustizia dei tribunali. I No Tav lo hanno imparato negli anni: la libertà non si mendica, bisogna conquistarla.

giovedì 4 dicembre 2014

L’anarchia e il nero

È tipico delle persone senza originalità riciclare le subculture e le simbologie altrui; purtroppo le merdacce nazi-fasciste hanno sempre plagiato dai contesti più inverosimili per autopromuoversi…

E’ successo ai simboli runici, alla civiltà romana, ai canti degli arditi del popolo, al futurismo, alla subcultura skinhead, alla faccia di Che Guevara e di Rino Gaetano (vedasi i poster di Casapound), all’iconografia antifa (vedasi i patetici “autonomi nazionalisti”) e purtroppo anche alla simbologia anarchica, conosciuta assai bene dal piccolo Benito che disgraziatamente aveva per padre un fervente anarchico emiliano.

Per fare chiarezza e restituire il giusto valore storico a simbologie fin troppo abusate, proponiamo un bellissimo scritto di Emma Goldman (1869 – 1940 ) in cui viene illustrato il significato storico-politico del colore nero nella cultura anarchica, decantando il simbolo anarchico per eccellenza: la bandiera nera.

Comparsa nel 1871 sulle barricate della comune di Parigi, la bandiera nera venne scelta come principale simbolo del movimento anarchico attorno al 1880 dalla celebre eroina anarchica Louise Michel, per rimarcare la propria distanza dalle frange istituzionali ed autoritarie del socialismo che militavano sotto la bandiera rossa.

 

Perché la Bandiera nera anarchica

” La bandiera nera è il simbolo dell’Anarchia. Essa provoca reazioni che vanno dall’orrore alla delizia tra quelli che la riconoscono. Cercate di capire cosa significa e preparatevi a vederla sempre più spesso in pubblico… Gli Anarchici sono contro tutti i governi perchè credono che la libera ed informata volontà dell’individuo sia la vera forza dei gruppi e della stessa società.

Gli Anarchici credono nell’iniziativa e nella responsabilità individuali e nella completa cooperazione dei gruppi composti di liberi individui. I governi sono l’opposto di questi ideali, dato che si fondano sulla forza bruta e la frode deliberata per imporre il controllo dei pochi sui molti. Che questo processo crudele e fraudolento sia giustificato da concetti come il diritto divino, elezioni democratiche, o un governo rivoluzionario del popolo conta poco per gli Anarchici. Noi rigettiamo l’intero concetto stesso di governo e ci affidiamo in modo radicale alla capacità di risoluzione dei problemi propria di ogni uomo libero.

Perchè la bandiera nera? Il nero è il colore della negazione. La bandiera nera è la negazione di tutte le bandiere. È la negazione dell’idea di nazione che mette la razza umana contro se stessa e nega l’unità di tutta l’umanità. Il colore nero è il colore del sentimento di rabbia e indignazione nei confronti di tutti i crimini compiuti nel nome dell’appartenenza allo stato. È la rabbia e l’indignazione contro l’insulto all’intelligenza umana insito nelle pretese, ipocrisie e bassi sotterfugi dei governi.

Il nero è anche il colore del lutto; la bandiera nera che cancella le nazioni è anche simbolo di lutto per le loro vittime, i milioni assassinati nelle guerre, esterne ed interne, a maggior gloria e stabilità di qualche maledetto stato. È a lutto per quei milioni il cui lavoro è derubato (tassato) per pagare le stragi e l’oppressione di altri esseri umani. È a lutto non solo per la morte del corpo, ma anche per l’annullamento dello spirito sotto sistemi autoritari e gerarchici. È a lutto per i milioni di cellule grigie spente senza dar loro la possibilità di illuminare il mondo. È il colore di una tristezza inconsolabile… Ma il nero è anche meraviglioso. È il colore della determinazione, della risoluzione, della forza, un colore che definisce e chiarifica tutti gli altri. Il colore nero è il mistero che circonda la germinazione, la fertilità, il suolo fertile che nutre nuova vita che continuamente si evolve, rinnova, rinfresca, e si riproduce nel buio. Il seme nascosto nella terra, lo strano viaggio dello sperma, la crescita segreta dell’embrione nel grembo materno – il colore nero circonda e protegge tutte queste cose…

Così il colore nero è negazione, rabbia, indignazione, lutto, bellezza, speranza, è il nutrimento e il riparo per nuove forme di vita e di relazioni sulla e con la terra. La bandiera nera significa tutte queste cose. Noi siamo orgogliosi di portarla, addolorati di doverlo fare, e speriamo nel giorno nel quale questo simbolo non sarà più necessario.“




sabato 22 novembre 2014

Il corpo è il megafono della rivoluzione

La diffusione e l’estensione dei comportamenti illegali, negli ultimi mesi, ha trasformato la necessità della sopravvivenza, della soddisfazione dei bisogni materiali in una rete, parcellizzata ma più solida, di resistenza al Potere-Stato-lavoro.
La rivolta vive nella concretezza quotidiana degli individui.
La profondità dell’antagonismo di questi comportamenti sta nella loro praticabilità diffusa, nella dimensione individuale o di piccolo gruppo che esclude l’esemplarismo degli espropri, di mitologia-memoria M-L e spiazza ogni progetto di contenimento-repressione da parte del Potere. Comportamenti illegali: dal boicottaggio degli aumenti ATM (ma è quasi patrimonio storico, sapere come si fa a non pagare il biglietto), alle cene autoridotte con fuga digestiva finale fino ai furti generalizzati durante i giorni di vigilia di Natale.
Il Potere è costretto a barare con se stesso.
Dal 15 dicembre fino a Natale magazzini, negozi di lusso, ristoranti del centro presidiati da Polizia, Mondialpol, da guardiani con il “cannone” ben in vista. Far circolare-diffondere in ogni Organismo-Corpo-Soggetto, che è già predisposto a muovere e non a rimuovere il rifiuto del Potere e alle sue rappresentazioni. Andare oltre è rendersi antagonisti con lo Stato-Lavoro facendosi rincorrere smascherandolo e falsificandolo.
IL POTERE È UN TICKET sta a noi contraffarlo nelle sue innumerevoli espressioni: gettoni, cartoncini, biglietti, chiavi ecc. I bisogni materiali si concretizzano in comportamenti materiali, l’ARTE D’ARRANGIARSI si diffonde in gesti minoritari
Per creare una rete comunicativa cucita dai soggetti che non vogliono più farsi imprigionare in canali asfissianti e monolitici; proponiamo a: TUTTE LE BANDE, AI CIRCOLI, AI SINGOLI DELLA METROPOLI UN INCONTRO DA TENERSI ENTRO LA PRIMA META’ DI GENNAIO-

Volantino VIOLA, Milano 1977

giovedì 20 novembre 2014

Sabato 22 novembre. Corteo No Tav a Torino

Il movimento No Tav ha lanciato un appello per una settimana di lotta, nei vari territori, dal 14 - giorno della requisitoria per i quattro attivisti accusati di terrorismo - al 22 novembre. Altre iniziative si svolgeranno il 7 e 8 dicembre e il 17 dicembre, giorno in cui potrebbe essere emessa la sentenza.

A Torino il 22 novembre si terrà un corteo No Tav
Appuntamento in piazza Castello alle 14,30

di seguito il testo diffuso dal movimento No Tav quando Chiara, Claudio, Mattia e Nicolò hanno rivendicato la partecipazione all'azione di sabotaggio di un compressore per cui sono in carcere da più di undici mesi.

14 maggio 2013.
Un gruppo di No Tav compie un’azione di sabotaggio al cantiere di Chiomonte.
Quella notte venne danneggiato un compressore. Un’azione di lotta non violenta che il movimento No Tav assunse come propria. Un’azione come tante in questi lunghi anni di lotta contro l’occupazione militare, contro l’imposizione violenta di un’opera inutile e dannosa.
Il cantiere/fortezza è ferita inferta alla montagna, un enorme cancro che ha inghiottito alberi e prati, che si mangia ogni giorno la nostra salute. In questo paesaggio di guerra ci sono gli stessi soldati che occupano l’Afganistan. Un compressore bruciato è poco più di un sogno, il sogno di Davide che abbatte Golia, il sogno che la nostra lotta vuole realizzare.
Il 9 dicembre del 2013 vengono arrestati Chiara, Claudio, Mattia e Nicolò. Quattro di noi.
Nonostante non sia stato ferito nessuno, sono imputati di attentato con finalità di terrorismo sono accusati di aver tentato di colpire gli operai del cantiere e i militari di guardia.
Ai nostri quattro compagni di lotta viene applicato il carcere duro, in condizioni di isolamento totale o parziale, sono trasferiti in carceri lontane. Volevano rendere difficili le visite, volevano isolarli ma non ci sono riusciti. Noi andiamo e torniamo insieme: non lasciamo indietro nessuno.
Nonostante la Cassazione abbia smontato l’impianto accusatorio della Procura di Torino, negando che i fatti del 14 maggio possano giustificare l’utilizzo dell’articolo 270 sexies, che definisce la “finalità di terrorismo”, il processo va avanti. In novembre dovrebbe essere pronunciata la sentenza.
Decine di migliaia di No Tav, sin dai primi giorni dopo gli arresti, hanno detto: “quella notte in Clarea c’ero anch’io”. Il 22 febbraio e il 10 maggio si sono svolte le manifestazioni più importanti, ma non è mancato giorno in cui non vi sia stata un’iniziativa di solidarietà attiva.
Il 24 settembre in aula bunker Chiara, Claudio, Mattia e Nicolò, per la prima volta dall’inizio del processo, hanno preso la parola, dicendo che quella notte, la notte del 14 maggio 2013, c’erano anche loro.
Le loro parole, pronunciate con fierezza di fronte a chi li ha rinchiusi in una gabbia da quasi un anno, sono le nostre parole, i nostri sentimenti, la nostra stessa strada.


Movimento No Tav

mercoledì 19 novembre 2014

Un anarchico nell'inferno della Caienna (Pt 3)

L'inferno
Dopo questo, a togliere definitivamente ogni illusione, vennero i trenta giorni di mare, sulla nave-galera che lo portava al bagno della Guyana. Suoi compagni di sventura erano ladri, assassini, bruti senz'anima figli dell'abiezione, della miseria, dell'ignoranza: Lebou, condannato a vita per avere bruciato sua madre; Faure, che per questioni di interesse squartò il fratello e lo diede in pasto ai maiali; Menetier, che aveva ucciso due vecchie per violentarne i cadaveri; ed altri tutti degni prodotti della società che li aveva generati. Questa umanità spaventosa veniva schierata tutte le mattine sul ponte per l'ispezione, fra il ludibrio, le volgarità, i commenti idioti della ciurma, dei secondini, dei passeggeri civili. Duval non era uomo da sopportare tale trattamento. Alla prima occasione si ribellò, rispondendo per le rime alle provocazioni, ed ebbe così un altro assaggio della sorte che lo attendeva al penitenziario: nudo come un verme, fu sbattuto per due giorni, in una cella piena d'acqua, in cui non poteva star ritto perché troppo bassa, né si poteva allungare perché troppo stretta. La repressione nella repressione. La Guyana era veramente un inferno, un abisso immondo di violenza e depravazione, reso ancora più intollerabile dal clima tropicale umido e caldissimo. Laggiù, l'idea ipocrita che la galera possa servire all'espiazione e al ravvedimento, trovava a quei tempi la più tragica delle smentite. La Guyana era sinonimo di lavoro forzato, di ferri alle caviglie, di cibo putrescente, di celle di punizione, di insetti brulicanti, di scorbuto, amebiasi, dissenteria. Redenzione? Al bagno, gli uomini perdevano la salute, la dignità, morivano di stenti e di malattie, marci nel corpo e nel cuore, avviliti, spezzati, violentati, ridotti loro malgrado allo stato di animali. I delinquenti più feroci ottenevano qualche squallido privilegio con la prepotenza, a spese dei propri stessi compagni. I più cinici barattavano la simpatia dei guardiani con il servilismo, la delazione. I più deboli subivano. Il penitenziario era l'immagine, peggiorata e pervertita, di tutti i vizi, di tutte le miserie, di tutte le sopraffazioni proprie della società che l'aveva prodotto. Proprio per quello, quelli che non erano piegati prima, quand'erano in libertà, non accettarono di piegarsi adesso che si trovavano in una società più feroce, ma non dissimile dall'altra. Duval (e in genere tutti gli anarchici che finirono al bagno) non fece eccezione. La storia della sua permanenza nell'isola maledetta è la storia della sua fierezza, della sua irriducibile volontà di lotta, del tentativo costante di non perdere la sua misura d'uomo, di non precipitare anche lui nel baratro di turpitudine che aveva di fronte. E ci riuscì. Si opponeva ai taglieggiamenti dei guardiani, insorgeva contro le ingiustizie, aiutava i compagni più sfortunati, smascherava le spie e i provocatori. I secondi più crudeli, i direttori inebetiti dall'assenzio, le canaglie, gli assassini, i bruti senz'anima che popolavano il penitenziario, impararono a tributargli una sorta di rispetto, certo degno di un ambiente migliore, in cui l'ammirazione per la rettitudine si mescolava al timore per la durezza della sua scorza. Un rispetto meritato, se si pensa al prezzo che dovette pagare per ottenerlo.

La rivolta

La notte fra il 21 e il 22 ottobre 1895 scoppiò una rivolta sull'isola, organizzata dal gruppo, abbastanza numeroso, di anarchici che si trovavano allora al bagno. Fu una impresa senza speranze, compiuta più per vendicarsi delle continue vessazioni cui erano sottoposti i compagni, che per le vere possibilità di successo che presentava. Duval partecipò attivamente alla sua preparazione, che fu lunga, controversa e laboriosa, ma al dunque dovette rinunciare a dare il suo apporto attivo perché mandato in un altro luogo per punizione. Fu, tutto sommato, una fortuna. Infatti, l'Amministrazione penitenziaria messa sull'avviso dalle delazioni di un paio di traditori, aveva deciso di cogliere l'occasione per sterminare l'intera colonia anarchica, fonte continua di preoccupazioni per il carattere indocile dei suoi componenti. E così fu. Appena i rivoltosi uscirono dalle camerate, trovarono ad attenderli i fucili delle guardie. "Sangue freddo e senza quartiere" aveva raccomandato il comandante Bonafai, capo del servizio di Sicurezza Interno, ai suoi uomini, che per l'occasione erano stati ubriacati come maiali. Con un massacro allucinante, gli anarchici Garnier, Simon, Leauthier, Lebault, Masservin, Dervaux, Chevenet, Boesie, Mesueis, Kesvau, Marpeaux, furono sorpresi, inseguiti, uccisi uno per uno senza pietà. L'indomani, i loro corpi crivellati di colpi vennero gettati in mare, in pasto ai pescicani, mentre la Commissione d'inchiesta, subito nominata, continuava la repressione, arrestando e mettendo ai ferri tutti quelli su cui aleggiava anche il semplice sospetto di aver aiutato i ribelli. Duval restò alla Guyana 14 anni. In questo tempo, tentò l'evasione più di venti volte, cogliendo ogni occasione, con ogni mezzo: su zattere di fortuna, su barche rubate o pazientemente costruite, clandestino sulle navi in transito. Ogni volta qualcosa andava per traverso. Veniva preso, scontava l'inevitabile punizione, e ricominciava. Se avesse rinunciato, dopo i primi fallimenti, sarebbe morto in galera come tanti altri, roso dalla febbre o ucciso da un guardiano. Invece, per la sua incapacità a rassegnarsi, si salvò. Tenta e ritenta, un insuccesso dopo l'altro, finalmente venne la volta in cui la fortuna girò per il verso giusto.

L'evasione
Il 13 aprile 1901, Duval, con otto compagni di pena, metteva in mare un fragile canotto e si dirigeva silenziosamente verso il mare aperto. Era notte fonda, e nessuna guardia si accorse dell'evasione fino al giorno dopo. I deportati ebbero modo, così, remando di buona lena, di allontanarsi indisturbati. Al mattino, issata la vela, fecero rotta verso nord-est, per uscire dalla giurisdizione francese. Una nave da guerra li incrociò, senza mostrare il minimo interessamento, continuando per la sua strada. Un buon inizio. Veleggiarono tranquilli per tutto il giorno sospinti da una brezza leggera. Al timone stava un mozzo, ottimo marinaio, la cui esperienza nautica contribuiva a tenere alto il morale degli evasi. Ma alla sera, il tempo si guastò. La brezza divenne ben presto un uragano capace di sollevare ondate gigantesche, che riempivano di acqua la barchetta, costringendo gli uomini ad un continuo angoscioso lavoro di svuotamento. Per di più, il mozzo a causa della mancanza di vitamine (retaggio del regime alimentare del penitenziario), di notte perdeva completamente la vista e la sua abilità diventava ben poca cosa senza l'aiuto degli occhi. Fu una notte d'inferno, in cui più volte corsero il rischio di finire ai pescecani. Il mattino dopo, le condizioni atmosferiche migliorarono, quelle del mozzo anche, e in breve tempo Duval e i suoi compagni giunsero in vista della terra. Era la zona di Paramaraibo, nella Guyana Olandese. Cioè fuori dalle grinfie dell'Amministrazione penitenziaria. Il più era fatto. Anche così, però, gli evasi erano in pericolo. Come galeotti fuggitivi, potevano essere incarcerati dalla polizia olandese. Se la Francia l'avesse saputo, potevano venire estradati e internati nuovamente nell'isola maledetta. L'Odissea non era ancora finita. Sarebbe durata due anni. Sempre sotto falso nome, sempre allerta per non venire scoperto, sempre in lotta con la fame e con le autorità, costretto ai lavori più umili e miserabili, Duval passò nella Guyana inglese, poi, da lì nella Martinica, giungendo infine a Porto Rico. Qui si fermò un poco, rimettendo in sesto la salute malandata e ricostruendosi un embrione di vita normale. Il 16 giugno 1903 si imbarcò per gli Stati Uniti, con la prospettiva di un'esistenza perlomeno libera. La deportazione era ormai solo un ricordo, anche se incancellabile.
(Fine)